Mère non autoritaire

Mère non autoritaire

L’autorité parentale. Ce n’est pas moi et je le dis ouvertement. J’ai beaucoup de misère à chicaner mes enfants, leur donner des conséquences ou les mettre en punition. Parfois, il m’arrive de fermer les yeux et de laisser passer certaines situations. 

Je ne suis pas autoritaire, que veux-tu? Je ne peux pas me transformer en un claquement de doigts! Je suis plutôt hypersensible et émotive. Donc, mes enfants commencent tout doucement à en prendre conscience et à en profiter!

Lors des repas, si l’un de mes enfants n’aime pas le souper, je vais lui offrir autre chose. S’il ne mange pas toute son assiette, il aura quand même droit à son dessert ou à sa collation du soir. Je suis incapable de priver mes enfants de manger. 

Il m’en faut beaucoup aussi pour mettre ma fille ou mon fils en punition dans leur chambre. Il faut vraiment qu’ils aient fait quelque chose d’inacceptable. Ça me fait trop mal au cœur. S’il le faut vraiment, je le fais, mais je suis la première à retourner les voir pour discuter, les faire s’excuser et ensuite les libérer. Donc, ils ne restent vraiment pas longtemps en retrait. 

Mon conjoint, disons un peu plus autoritaire que moi, n’a pas de problèmes émotifs quand vient le temps de dire non aux enfants. Ce qui fait que lorsque ceux-ci reçoivent de leur père un « non » comme réponse à leurs demandes, qui viennent-ils voir en courant? Maman, bien sûr. Pour ne pas contredire mon conjoint et conserver un semblant d’autorité, je m’efforce de donner tant bien que mal la même réponse, non sans tiraillement à l’intérieur de moi.

Je n’ai jamais laissé pleurer mes bébés et je ne voulais rien savoir de la méthode 5-10-15. C’était trop dur pour moi. Encore aujourd’hui, je couche mes enfants de 7 et 4 ans en demeurant bien souvent sur le pied du lit de 30 à 45 minutes de temps. Je réponds aux caprices, même si je sais que je me rends la vie plus difficile. C’est plus fort que moi!

Lorsque mes enfants se font mal, je suis la première accourue sur les lieux pour les cajoler et les inonder de bisous, même si je leur avais dit 100 fois de ne pas courir, s’énerver ou toute autre consigne du même genre. 

Je suis incapable de les voir tristes ou fâchés. Je l’avoue, je ne suis peut-être pas la mère parfaite, mais je suis moi. Parfois, je me mets à penser à l’avenir et me demande quelles seront les conséquences de mon attitude non autoritaire sur la vie de mes enfants une fois adultes? Est-ce que leur façon d’agir ou leur personnalité sera teintée de mon hyperémotivité ou de ma sensibilité? 

De toute façon, je ne peux pas élever mes enfants comme quelqu’un que je ne suis pas et à part de ça, ça prend de tout pour faire un monde, non? 

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